Voilà que l'on nous reparle de l'identité nationale, le
grand serpent de mer.
Pourquoi maintenant, si ce n'est une ènième manœuvre
politicienne classique de la droite nationaliste ? A l'heure où
l'International (sans e) devrait être le genre humain, ce nationalisme sonne
comme un régionalisme étroit, mais à plus grande échelle. C'est un stratagème
pour détourner de la lutte sociale et des vrais problèmes.
Citoyenneté ? Nationalité ? Identité
nationale ? Deux poids, deux mesures, suivant l'angle choisi.
En quoi un Français « pur sucre » prenant la
nationalité américaine resterait d'identité française, et un Malien à carte
d'identité française ne serait plus d'identité malienne ?
L'identité est mouvante et sans cesse reconstruite. On ne
naît pas français, on le devient. Le droit du sol et le droit du
sang sont deux égales absurdités, deux facilités administratives.
Mon identité est la somme de tous mes vécus et de tous mes ressentis.
C'est ce qui m'engage à vivre ensemble avec les autres qui partage la même vision
de vivre ensemble
Voila un discours qui devrait être diffusé en boucle chaque fois qu'un adulte éructe le mot "environnement". Cette jeune fille s'exprimait en 1992. Depuis, rien, nothing, nada.
L'article précédent m'inspire la réflexion suivante: voici un nouvel exemple de conclusions tirées d'un examen de données globalisées, à l'image des articles sur la TVA sociale. Il vaut mieux partir du cas concret pour élargir ensuite vers une généralité. Un ampoule à filament dissipe une majorité de chaleur, c'est exact. Mais laisse-t-on la lumière allumée toute la nuit pour chauffer une pièce? Quid du temps d'allumage d'une ampoule, instantané pour une ampoule classique, au moins quinze secondes pour une ampoule basse consommation. Dans un appartement type 3, quelles sont les pratiques d'éclairage? Il me semble que l'on passe moins de temps dans les WC, que l'on ne chauffe pas directement, que dans une chambre ou un salon. Tout cela n'a pas été testé. D'où viennent ces prix de vente d'ampoules? D'autant que l'on n'installe pas des ampoules de même puissance dans toutes les pièces. Et puis d'autres questions n'ont pas été envisagées. La disparition des ampoules à filament dans des pièces où l'éclairage est intermittent, voire "spot", va soumettre à dure épreuve des ampoules basse consommation qui impliquent un temps d'éclairage de durée suffisante, ce qui va les fragiliser. C'est une incitation à laisser la lumière allumée plus longtemps. Et si l'on évoquait tous les éclairages commerciaux ou publics qui ne servent à rien qu'à gaspiller de l'énergie?
Les chercheurs et les industriels ont inventé les ampoules à
basse consommation, qui éclairent autant que les ampoules classiques à filament
tout en consommant 5 fois moins d'électricité, et en durant 5 fois plus
longtemps.
Remplacer les ampoules classiques par des ampoules à basse
consommation, c'est donc apparemment faire des économies, réduire la
consommation d'électricité, diminuer les rejets de CO², sauver la planète. Les
consommateurs n'étant pas assez sensibles à ces arguments, la loi dite du Grenelle
de l'environnement les oblige à s'équiper en interdisant purement et simplement
les lampes à filament. On doit pourtant se poser 2 questions. Cette mesure
est-elle bonne pour le consommateur ? Réduit-elle bien les rejets de
CO² ?
Le point crucial, facile à vérifier en approchant la main
d'une ampoule allumée, est qu'une lampe qui éclaire produit aussi de la
chaleur. En fait, elle produit surtout de la chaleur : l'essentiel (95 %)
des kilowattheures consommés par une ampoule classique allumée produit des calories,
le reste produit de la lumière. Une ampoule est comme un radiateur
électrique : un fil dans lequel passe du courant, une résistance.
En remplaçant une lampe classique par une lampe à basse
consommation, vous consommez certes 5 fois moins d'électricité, mais vous
rejetez également bien moins de calories dans votre pièce. En réalité, vous
rejetez 13 fois moins de calories, parce que les lampes à basse consommation
utilisent surtout l'énergie qu'elles consomment pour produire de la lumière,
pas dela chaleur. Cela n'a pas
d'importance l'été, bien au contraire. Mais l'hiver, lorsque vous chauffez,
tous les physiciens consultés disent qu'il va falloir chauffer davantage pour
garder constante la température de la pièce, compenser les calories perdues par
des calories nouvelles- ce qu'un thermostat parfait ferait automatiquement.
Les factures d'éclairage vont donc diminuer, et les factures
de chauffage augmenter. En faisant l'hypothèse prudente que les 2/3 de
l'éclairage ont lieu l'hiver, et avec les prix de l'énergie d'août 2008, on
calcule que le changement va au total permettre une économie d'environ 110
millions d'euro par an. Il y a 700 millions d'ampoules en France. Si ce sont
des lampes à filament, on les remplace en moyenne tous les 6 ou 7 ans. Si ce
sont des lampes à basse consommation, tous les 50 ans. A 2 euro l'ampoule, on
réalise donc grâce aux lampes à basse consommation une autre économie de 1,4
milliards d'euro tous les 6 ou 7 ans. Mais ces 2 gains ont un coût : 7
milliards, l'achat de maintenant de 700 millions d'ampoules à 10 euro. Un
calcul simple, avec un taux d'actualisation modéré de 4 %, montre que le bilan
est négatif pour les consommateurs. Ils y perdent environ 2 milliards d'euro.
Ils perdront bien davantage si la prochaine génération d'ampoules, les LED,
rend bientôt obsolètes ces ampoules à basse consommation qu'on leur impose à
grands frais aujourd'hui.
Le changement obligé est-il au moins une bonne affaire pour
l'environnement ? Certains s'inquiètent des radiations nocives que pourraient
émettre les ampoules à basse consommation durant leur vie, et du mercure
qu'elles pourraient rejeter après leur mort. Faisons fi du principe de
précaution et négligeons ces dangers mal établis pour nous concentrer sur les
rejets de CO². Vont ils diminuer du fait du changement de lampes ? Hélas
non. Pour le chauffage compensatoire, les Français vont faire appel à
l'électricité pour environ 1/3, au fioul et au gaz pour les 2/3. Le changement
de lampes implique 3 milliards de kWh d'électricité en moins, et 2 milliards de
kWh de fioul et de gaz brûlés en plus. Malheureusement, le kWh de fioul et de
gaz rejette 4 ou5 fois plus de CO² que
le kWh électrique français, principalement nucléaire et hydraulique. Un calcul
simple montre que le changement de lampes entraîne un doublement des rejets
annuels de CO², qui passent de 3 millions de tonnes avec les ampoules à
filament à plus de 6 millions de tonnes avec les ampoules à basse consommation.
Amputer le pouvoir d'achat de 7 milliards d'euro
aujourd‘hui pour doubler les rejets de CO² ! Finalement, les lampes
à basse consommation sont ce que les Anglais appellent une idée à moitié cuite.
Comme les biocarburants. Comme les éoliennes. Comme le bonus-malus automobile.
Comme beaucoup des mesures du Grenelle de l'environnement dictées par la
passion plus que par la réflexion.
Rémy Prud'homme. Economiste. Professeur à l'Université de
Paris XII
« Qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité ? »
Il a répondu :
“Les hommes... parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé... et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur... ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu.”
Pauvres hères qui s'échinent à acquérir des objets sans nécessité
vitale et n'arrivent pas à résoudre leur mal-être.
Pauvres idiots qui s'acharnent à produire (le mot magique) et
ne savent plus vivre.
Pauvre espèce tellement intelligente qu'elle en devient stupide
Nos défenseurs du capitalisme affirment que la crise financière et économique actuelle est une dérive du système de l'économie de marché, et qu'il faut redresser la barre.
Qui dit dérive prétend que la base du système est saine.
Or ce n'est pas le cas. Ces crises ne sont pas des maladies du système, elles sont inérentes au système et consubstantielles.
Car le capitalisme est une création humaine, son émanation, et les sociétés humaines n'ont pas encore dépassé le stade de l'égocentrisme et de la lutte pour le pouvoir.
Ce film est un petit bijou de poésie, d'air libre, de beauté naturelle, de sensibilité et d'intelligence. N'en déplaise aux détracteurs professionnels, ce n'est ni une publicité Milka, ni une présentation anthropomorphique, ni un décor idéalisé. Le propos est simple, réaliste; beaucoup se reconnaîtront dans ce vécu. Ce n'est pas un film pour enfant, même s' il est accessible à des tout jeunes. C'est une oeuvre pour ceux qui ont un coeur, des yeux et une tête pour réfléchir. C'est un moment de beauté pour tous.
Le discours de Dakar est symptomatique de l'idéologie de Nicolas SARKOZY que j'évoquais dans mon article précédent "Le Janséniste américain".
Ainsi l'homme africain doit s'en prendre à lui-même s'il ne réussit pas, puisqu'il n'est pas assez futé pour comprendre où il faut aller, ce qu'il faut faire, comment s'y prendre, etc. Tout comme c'est la faute du pauvre s'il est pauvre, la faute de l'ouvrier s'il est ouvrier, la faute du malade s'il est malade. A moins que cela soit la faute de l'ADN.
Nicolas SARKOZY nous dit comme une bravade qu'il n'est pas unintellectuel. Cela, nous l'avions compris. Comme nous avions compris combien sa culture était simpliste.
Pour revenir à l'homme africain, toutes les explications scientifiques et logiques, ou historiques, de son retard économique et social (et encore je fais ici volontairement des généralités car le problème n'est ni général, ni simple, ni uniforme), sont évacuées.
Qui ira dire à Nicolas SARKOZY, dans son entourage politique et médiatique, que ses raccourcis de ce genre sont des âneries à la Georges BUSH?